Depuis Noël 1999, au passage à l’an 2000, une tradition s’est implantée à Victoriaville et dans sa région. Par dizaines, des gens dressent des crèches de Noël devant leur maison. Cette pratique s’étend ailleurs au Québec, particulièrement dans tout le diocèse de Nicolet.

Les crèches ont ceci de particulier qu’elles font réfléchir… Toutes simples, de fabrication artisanale, elles donnent cependant à penser à qui sait les voir en profondeur.

Ça saute aux yeux que l’habitat de Marie, de Joseph et du nouveau-né est d’une telle pauvreté qu’il découragerait les bénévoles de la Saint-Vincent-de-Paul. Pourtant, les parents ont l’air de ne manquer de rien. Ils rayonnent d’une paix profonde, ne voyant que l’enfant emmaillotté dans la crèche. Ça donne à réfléchir…

La crèche ne serait-elle pas le visuel du mot du pape François : les familles ne sont pas un problème, elles sont d’abord une opportunité? À qui sait la regarder, la crèche donne ce message: n’appelle plus problème, mais opportunité la conciliation famille-travail, l’enfant atteint d’un handicap ou celui qui change de sexe, le retour à la maison de ta fille avec un bébé dans ses bras, les fins de mois difficiles. N’appelle rien de tout cela des problèmes, mais des opportunités qui font mûrir, grandir, innover, qui stimulent l’entraide, rendent solidaires les gens qui vivent ces situations, etc.

Regarder comme il faut la crèche change le regard que l’on porte sur la famille. Faire une crèche à l’extérieur de la maison est donc un cadeau de grand prix offert aux passants. Ils s’y arrêteront avec un problème, pour repartir avec une opportunité.

La communauté du Désert invite les gens qui font une crèche à l’extérieur à s’inscrire au concours « Crèches en fête », au plus tard le 24 décembre à midi, en appelant au (819) 758-1911. Trois noms seront tirés au hasard et remporteront un prix de 100$ chacun, qui leur sera remis à la communauté du Désert le 10 janvier à 10h.