Heureux l’homme qui se plaît à la loi du Seigneur
et récite sa loi jour et nuit.
Il est comme un arbre planté près des ruisseaux :
il donne du fruit en sa saison
et son feuillage ne flétrit pas. (Ps 1, 2-3)

La source inépuisable d’une vie fructueuse,
c’est le cœur réfléchi
qui vit au refrain ininterrompu et passionné
du « je t’aime » de notre Dieu.

Tu es mon fils ;
moi, aujourd’hui, je t’ai engendré. (Ps 2, 7)

Seigneur, quand je ne sais plus
ni où je vais ni qui je suis, dis-moi :
« Je suis ton père ».

Je me suis couché et j’ai dormi ;
je me suis réveillé : le Seigneur est mon appui. (Ps 3, 6)

Le Seigneur monte la garde
si je lui donne, le soir, la clé de ma maison.
De qui aurais-je peur ?

Tu m’a mis, Seigneur, de la joie plein le cœur.
Pareillement comblé, je me couche et m’endors,
car toi seul, Seigneur, tu me fais demeurer en sécurité. (Ps 4, 8-9)

La joie protège contre les insomnies.
Comme le soleil contre la nuit.

Seigneur, le matin, je prépare tout pour toi
et j’attends… ! (Ps 5, 4)

Seigneur, je t’attends,
à longueur de matinée s’il le faut.
Je ne me mettrai en route
que si tu marches à mes côtés.

Pitié, Seigneur, je dépéris.
Alors, Seigneur, jusqu’à quand … ? (Ps 6, 3-4)

Jusqu’où et jusqu’à quand
me laisseras-tu tomber ?
Je n’ai plus que la colère pour te dire ma prière.

Lève-toi, Seigneur, avec colère !
Surmonte la furie de mes adversaires. (Ps 7, 7)

Seigneur, cesse d’être passif ;
j’en appelle à ta puissance à faire trembler la terre.
Mes ennemis ne peuvent comprendre
que le langage de ton coup de poing.

Qu’est donc l’être humain
pour que tu t’en soucies ?
Tu en as presque fait un dieu. (Ps 8, 5-6)

Qu’est donc l’être divin
qui se met ainsi en peine
jusqu’à faire divin
ce qui est presque un rien ?

Seigneur, je te rendrai grâce de tout mon cœur.
Tu me fais danser de joie. (Ps 9, 2-3)

Je m’enlisais dans un bourbier sans fond
et voici qu’avec des pas joyeux,
je virevolte au-dessus.
Seigneur, je suis fier de toi.

Debout, Seigneur ! Dieu, lève la main !
N’oublie pas les malheureux. (Ps 10, 12)

Assez temporiser, Seigneur,
il y a longtemps que les exclus n’en peuvent plus.