Qui sommes-nous?

Le 5 août 1971 naissait, au monastère de Saint-Benoît-du-Lac, la communauté du Désert. Elle est l’aînée des nouvelles communautés encore vivantes au Québec. Mais son grand âge n’en fait pas pour autant une grande communauté. Par son membership, ainsi que par ses œuvres, le Désert reste quasi insignifiant.

Pourquoi alors lui consacrer un site internet ? N’est-il pas exagéré d’en écrire tant sur un si petit sujet ? Le Désert n’a rien qui justifie une louange publique. Ça tombe sous le sens. Le Désert est trop petit pour faire du bruit, et encore moins de la musique.

Jeune, il est vrai, il a eu une certaine notoriété, notamment grâce à la Société Radio-Canada qui a fait un reportage sur le Désert à Second Regard et diffusé l’une de ses messes à l’émission Le Jour du Seigneur. Mais dès qu’il a pris de l’âge, le Désert a perdu de sa visibilité.

Si un site web lui est consacré, ce n’est pas pour le mettre en lumière, mais pour faire resplendir ce Dieu aux yeux de qui nous sommes si précieux qu’il prend la peine de comptabiliser même nos pas qui ne vont nulle part. « Tu as compté mes pas de vagabond. » (Ps 56, 9) Parler du Désert, c’est célébrer la sollicitude du Seigneur pour qui rien n’est insignifiant. C’est manifester son mystère d’amour qui, loin de regarder de haut notre histoire banale, lui donne une particulière grandeur en la faisant sienne.

Par ce site sur la communauté du Désert, nous espérons faire resplendir aussi les efforts de ceux et celles qui peinent à faire communauté, en commençant par la famille. Nous souhaitons qu’ils trouvent en nous un encouragement à continuer la besogne, même si les résultats demeurent modestes. De la continuer avec entrain et même avec joie, en se rappelant le célèbre Small is beautiful. Trois mots qui disent notre évaluation du Désert.

Pour ma part, comme membre du Désert, je suis fier de vivre avec d’autres ce temps de l’histoire d’Israël aux commencements dérisoires : « Alors on pouvait les compter, c’était une poignée. » (Ps 105, 12)

Je dédie ce site à ma sœur l’espérance, la plus petite de la famille. Ignorant la gravité des virages à prendre, elle me sourit quand je la regarde avec l’air de lui dire : on est perdus. L’innocente ! Mais n’empêche ! Sa tête, qui est une boule de bonheur, me sert d’étoile dans la nuit. Et je sais que l’histoire, la nôtre comme la vôtre, donnera raison à la benjamine de la famille.

Communauté du Désert de Victoriaville - Qui sommes-nous?
Au week-end de l’engagement des membres de la Communauté. À droite du fondateur, l’abbé Gérard Marier, la première responsable, Marie-Josée Roux